Ecrire, lire, rire sont verbes vitaux

La France tangue dans une zone de turbulences sans précédent. Des élections (foire d'empoigne)
se profilent. Neuf mois durant, une quarantaine de candidats vont nous faire la danse du ventre. 
Nous sommes donc fondés à caricaturer. Telle est l'intention de Père Siffleur & Chien Gentil,
du Parti d'en RIRE. Lisez (avec modération démesurée) nos Chroniques sur ZONE turbulente.

L’IA c’est comme l’argent, bon serviteur mais mauvais maître.

Qui dit artificiel dit faux soit le contraire de naturel, réel, véritable, authentique, sincère. Ainsi donc l'IA est une intelligence fabriquée, fallacieuse, fausse. Mais marante.

Partout ils s’affichent les placards qui témoignent de la richesse de la vie dans nos campagnes. Ici on annonce un escape game rural, là un concours de gavage avec du maroilles, ici une découverte du Qi-Gong, là un banquet porcivore… Et quand Gustave et Madeleine fêtent leur noces de diamant, on peut compter que l’un des deux saura demander à ChatGPT un avis à la population personnalisé à exhiber sur son compte fb. Exit le garde-champêtre, bonjour les zéros sociaux. Bref, l’IA est désormais partout.

         

         Pour l’heure, les affiches brut de fonderie réunissent des éléments stéréotypés et par la même approximatifs. On peut d’ores et déjà inviter l’IA à améliorer ses premiers jets. Ainsi gagne-t-on, soit en exactitude factuelle, soit en clarté du message. Si l’on maîtrise les bases de la “réclame” par voie d’affiche –claim ou slogan accrocheur, choix des polices de caractères et de leurs graisses, code couleur, équilibre des éléments visuels, notions et subtilités symboliques ou culturelles des clichés de tel ou tel univers… – on parvient à obtenir un résultat intéressant. À condition bien sûr de préférer la forme au fond. Éternel débat entre un sérieux papal et la fantaisie clownesque. Question de sensibilité. L’important est de n’être dupe de rien.

 

         Plus globalement, comme les dictionnaires et autres encyclopédies de jadis (qui avaient le mérite d’être incontestables), comme les livres, les journaux, la documentation dans lesquels il arrive que se glissent des inexactitudes voire des faussetés plus ou moins volontaires, comme Wikipedia qu’il convient d’appréhender avec circonspection, l’IA nourrit l’étudiant ou le travailleur intellectuel. Elle fournit aux non spécialistes de telle ou telle question, un socle de connaissances sur lequel rédiger, selon le but, une note ou une thèse. Sans doute que la seconde rédaction exigera plus d’efforts que la première. En toute hypothèse, dans le cadre familial, scolaire, universitaire, l’IA ne peut être utilisée à bon escient sans le secours de parents, de professeurs, de mandarins ou mentors, toutes autorités susceptibles de veiller au grain, de résister à la tentation de la facilité.

        

          De justes craintes s’invitent dans le débat : l’usage mercantile de ces outils potentiellement manipulatoires. Méfiance. Cette IA a tout du camelot (des lots de – mauvaise – came). Elle nous fiche, nous catégorise, nous sonne, nous tourneboule, se joue de nous et de la supériorité théorique de l’homme sur le robot. Or, nous vivons sous le règne dictatorial et totalitaire de sa majesté l’algorithme. Orwell avait vu juste. Globalement, toute cette prétendue gratuité des systèmes numériques farceurs fait de nous des dindons. Mais, convenons-en, parfois des dindons…, ravis (comme celui de la crèche). 

         

         Quant à la pollution !!! Nous avons débarqué pendant les fifties sur une planète riche de trois milliards de bipèdes en reconstruction. Nous sommes désormais bientôt neuf milliards dont une bonne partie de repus mollassons. Trois fois plus. Et mis à part une poignée occidentale d’écolos pastèques (verts à l’extérieur, rouges à l’intérieur), la plupart des Terriens ne rêvent que de vivre comme les plus pollueurs, soit comme les Américains et les Européens. Sauf à croire qu’une raison majoritaire puisse jamais l’emporter sur la déraison universelle (qui peut imaginer que soudainement et massivement nos semblables acceptent de vivre comme des ascètes contemplatifs ?), je crois que nous continuerons à caler nos comportements sur ceux des autruches en espérant, comme Henri Queuille (politicien de la Quatrième), qu'”il n’est de problème qu’une absence de solution ne finissent par résoudre”. 

        

          À l’heure de l’irrésistible avènement de l’IA, l’humanité dans son ensemble serait bien inspirée de miser tout ce qui lui reste sur l’éducation des jeunes générations. Seule la vraie intelligence pourra contenir l’artificielle. Les vieux singes et autres dinosaures qui partagent les analyses des suspicieux devraient inciter fortement nos enfants à surveiller l’IA comme le lait sur le feu et, mieux, à se donner les moyens d’être de ceux qui la comprennent et la contrôlent. 

 

         DERNIERE HEURE !!! Des salariés d’un géant de la tech tirent le signal d’alarme… L’IA pourrait anéantir l’humanité. Pas glop ! Mais ce n’est rien qu’une éventualité funeste de plus sur une liste déjà longue. Allez ! Haut les coeurs ! La vita è bella. Pour vou que cela dourre. 

B.NO

Chers lecteurs,

Père Siffleur et Chien Gentil seront enchantés de lire vos commentaires
et le cas échéant de leur apporter une réponse.

A vos plumes les amis !

Salut !

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