Miction inaccomplie d’un raminagrobis possessif
Ce mec joue au Monopoly...
Dans son bac à sable planétaire le jeune Donald, autocrate à casquette MAGA et mèche orange, manie le stylo et la règle comme d’autres le sabre et le goupillon : pour dominer ses rivaux. Inspiré par des lubies qu’un observateur paresseux qualifierait de saugrenues, il dessine dans le sable de nouvelles cartes du monde. Après avoir kidnappé le président du Venezuela, après avoir voulu annexer le Canada et acheter le Groenland, après avoir envisager substituer le nom Trump au toponyme Ormuz pour mieux contrôler un détroit, voilà que ce narcissique mégalomane entend, toutes affaires cessantes, changer le nom du lac qui sépare le Trumpland de son voisin du dessus.
Derrière ces diktats à l’emporte-pièce affleure le dessein des ennemis de la démocratie : l’instauration d’un monde où la force et l’argent asserviraient les peuples.
Fayot comme pas deux, le GAFA Google Maps s’est empressé d’obéir à l’oukase trumpien en substituant sur ses atlas le terme “Lake America” au toponyme séculaire Ontario établi jadis par les Amérindiens.
Le Premier Ministre canadien, Mark Carney, qui tient la dragée haute à son homologue américain dans des discussions commerciales tendues à propos des montants des taxes douanières, a rappelé l’importance d’appeler les choses par leur nom, aujourd’hui et pour toujours.
“Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde”, disait Albert Camus avec à propos.
Ces fièvres toponymiques qui l’incitent à empreindre tout de son “cachet” (TRUMP) révèlent une manie de camelot. À moins qu’il ne s’agisse d’un marquage urinaire caractéristique des matous possessifs.
Quoi qu’il en soit, le locataire de la Maison Blanche, c’est pathétique, tente de gommer ses échecs sur la scène internationale en détournant l’attention sur des galéjades. Il entendait montrer sa puissance, il révèle son impuissance. Une nouvelle fois, un bourbier islamique piège le “gendarme du monde”.
On aurait aimé faire davantage de gorges chaudes avec le ridicule du milliardaire new-yorkais si, tout bien considéré, il ne cessait de jeter de l’huile sur le feu sans égard pour la catastrophe qu’il ourdit, de mensonges en insultes. Père Siffleur ne trouve pas Donald drôle.
B.NO
Chers lecteurs,
Père Siffleur et Chien Gentil seront enchantés de lire vos commentaires
et le cas échéant de leur apporter une réponse.
A vos plumes les amis !
Salut !