Trop, c’est trop…
Un fait divers (non sanglant) participe d'un phénomène planétaire inquiétant... Le surtourisme...
Il y a cinquante ans, un pays, une ville, un village souhaitait que ses attraits drainent un max de touristes de manière à ce que leurs devises abreuvent la communauté.
Aujourd’hui, les mêmes ne savent plus comment détourner cette affluence au motif qu’elle provoque plus de nuisances que de bienfaits.
Que s’est-il passé ? Nous sommes passés de 3 à (bientôt) 9 milliards de Terriens. Personne ne devrait s’étonner que ce qui était positif hier soit négatif aujourd’hui.
Jadis chaque humain avide de découvrir le vaste monde rêvait de visiter tout ou partie de ces quinze musts… Machu Picchu (Pérou) – Chateau de Versailles (France) – Parc nationaux (États-Unis) – Musée de l’Hermitage (Russie) – Saint-Pierre de Rome (Italie) – Pyramides de Gizeh (Égypte) – Trafalgar Square (Grande-Bretagne) – Ville de Prague (Tchéquie) – Teotihuacán (Mexique) – Baie de Ha Long (Thaïlande) – Temples d’Angkor (Cambodge) – Parthénon (Grèce) – Taj Mahal (Inde) – Opéra de Sydney (Australie).
Bison Fûté constate partout des bouchons. Et ne sait comment désengorger le trafic de “routards”. Partout les autorités veulent canaliser. Soit contrôler et réduire. À cette fin, elles multiplient les taxes, définissent des jauges, dissuadent, restreignent, interdisent… À tout le moins encadrent… Au Machu Picchu, la cité Inca ne se visite plus qu’avec un guide avec lequel il faut marchander, à Venise tout le monde doit acquitter 5 euros pour avoir accès à la Cité des Doges, en baie d’Ha Long, on introduit des quotas. Partout, des mesures sont édictées pour ralentir.
On pourrait crier au scandale au motif que ce sont des atteintes aux liberté. On pourrait se réjouir que soient prises des mesures de protection de la nature et des habitants.
On peut surtout considérer qu’il n’y a aucun intérêt à se retrouver des milliers à prendre un bain de foule ou à faire la queue sur un site dénaturé, embouteillé, saturé d’estivants au point que l’on ne parvient plus à faire une photo sans qu’un toutou à bob et sandales ne vienne parasiter l’image.
Même si (parait-il) l’IA peut gommer ce “type” de scorie, la cohue m’insupporte.
Et je crois qu’avec un peu d’imagination, on doit pouvoir dénicher sur cette planète des pépites inconnues. Il suffit de faire comme Frédéric Lopez : aller en terre inconnue.
Si, comment le nier, le tourisme de masse génère mille nuisances (sans parler des pollutions), la tentation de développer les profits de cette industrie demeure prégnante. Ici on incite les gens à renoncer à prendre l’avion, là on développe comme jamais l’offre de billets (le trafic aérien en Europe a atteint un nouveau record cet été et, malgré les tensions au Moyen-Orient, le volume global de vols stagne mais ne recule pas). Comment voulez-vous que Monsieur Toulemonde puisse déterminer qui a raison, qui a tort. Les brebis écologistes qui pleurnichent ou les loups capitalistes qui plastronnent. Dans le doute, il s’abstient de renoncer ou il renonce à s’abstenir…, à ce qui l’a toujours comblé.
Les Français ne sont pas idiots. Ils peuvent faire l’inventaire des problèmes qui menacent leur mode de vie (réchauffement climatique, dette, problème des retraites etc…). Également mesurent-ils que les gouvernements de gauche et de droite qui se sont succédés un demi-siècle durant ont affaibli un pays que le Général de Gaulle avait fortifié. Partant, ils ne voient pas pourquoi ce serait à eux de sacrifier le peu qu’ils ont pour voler au secours d’une société qui les a toujours tenus en piètre estime.
Ils nous annoncent la fin du monde. Ils nous admonestent, nous menacent, nous exhortent… Le catéchisme vert nous assomme à grands coups d’éléments de langage catastrophiques… “La planète souffre”. “L’homo productivus l’a tuée”. “Le monde est fini” qu’ils affirment. Mais, rien ne change ou si peu. En réalité, quand c’est fini, y’en a encore… Des émissions. Des pollutions. Des exploitations. Des compromissions. Et des avions à foison… Alors, on vole, alors, on vole, alors, on vole…
B.NO
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